La donation-partage : Transmettre de son vivant sans créer de litiges futurs

La donation-partage : Transmettre de son vivant sans créer de litiges futurs

Publié le : 12/10/2026 12 octobre oct. 10 2026
Source : www.notaires.fr

1. L'anticipation successorale et le gel des valeurs


1.1. Les effets de la fixation définitive des lots


La donation-partage permet à une personne de procéder à la distribution et au partage anticipé de ses biens entre ses héritiers présomptifs. Cet acte réunit en une seule opération la transmission d'un patrimoine et son attribution définitive.


L'absence de réévaluation au jour du décès


Le bénéfice majeur de la donation-partage réside dans le gel de la valeur des biens attribués à la date de l'acte. Contrairement à la donation simple, les biens transmis ne font l'objet d'aucune réévaluation au moment de l'ouverture de la succession, ce qui neutralise l'impact des plus-values immobilières ultérieures réalisées par l'un des héritiers.


La différence fondamentale avec la donation simple


Dans le cadre d'une donation simple, les biens donnés doivent être rapportés à la succession pour leur valeur au jour du décès. Cette règle génère fréquemment des décalages d'équité si l'un des biens a pris une valeur supérieure à un autre au fil des décennies.


2. La structuration de l'acte devant notaire


2.1. L'organisation du partage entre héritiers


L'établissement d'une donation-partage nécessite le respect d'exigences formelles sous le contrôle direct du notaire.


L'allotissement et le paiement des soultes


L'acte doit obligatoirement attribuer des lots distincts à chaque donataire. Si la nature des biens ne permet pas d'établir une égalité parfaite en valeur, l'équilibre est rétabli par le versement d'une soulte, c'est-à-dire une compensation financière versée par l'héritier surloté.
L'exigence du consentement de tous les donataires


La mise en oeuvre de la donation-partage repose sur des principes stricts :
● Accord formel : Chaque héritier copartagé doit accepter expressément le lot qui lui est attribué.
● Présence d'un acte authentique : L'acte doit être rédigé sous forme notariée sous peine de nullité absolue.
● Garantie d'incontestabilité : Le partage validé ne peut plus être remis en cause lors du décès du donateur.


Source : Notaires de France / Code civil (art. 1075 et suiv.)

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